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Jacques Bergier, scribe des miracles... et miracle lui-même !
(Version complète de l'article publié dans la revue Science Frontières, n°36, en novembre 1998)
Prétendre décrire une personnalité aussi complexe, riche et énigmatique que celle de Jacques Bergier en un article est une entreprise bien hasardeuse. Il faut se faire une raison : dans la présente étude, tous les aspects du personnage ne seront pas évoqués. On a souvent rencontré son nom au détour de livres sur les civilisations disparues, sur la parapsychologie, sur l'alchimie, peut-être même dans des anthologies de littérature de science-fiction. Mais on a rarement lu ses livres, pour la bonne et simple raison qu'on les trouve difficilement, et finalement le personnage, le mythe Bergier a souvent pris le pas sur l'homme véritable…
C'est que Jacques Bergier prête facilement à la caricature, ce qui fut d'ailleurs concrétisé par le célèbre papa de Tintin, le dessinateur Hergé, qui le croque sous les traits du professeur Esdanitoff dans son album Vol 714 pour Sydney. Bergier joua d'ailleurs toute sa vie durant sur cette image de personnage haut en couleurs, d'original inclassable, de savanturier à la fois barbouze et enfant, de remueur d'idées saugrenues et d'histoires impossibles.
On cite toujours, lorsqu'on veut cerner le personnage, le texte de ses cartes de visite : « Jacques Bergier, amateur d'insolite et scribe des miracles ». Sur les miracles d'ailleurs, il n'hésitait pas à dire : « Ce qui est vraiment miraculeux au sujet des miracles, c'est qu'ils existent ». Il y a aussi un miracle chez Bergier : son existence même ! Accent cassé, haché, mécanique et certainement pas mélodieux, démarche chaotique et branlante d'enfant maladroit, et visage de professeur Tournesol déjanté, Bergier avait vraiment toute la panoplie du personnage. Jusqu'à son passé de résistant lié à divers réseaux de renseignements, jusqu'à son hypermnésie : sa mémoire fabuleuse qui lui permettait de lire et de retenir en quelques minutes un livre entier, jusqu'à son amitié avec un homme à mille lieux de lui ressembler, voire tout son contraire : Louis Pauwels.
Les années de formation
Jacques Bergier naît en 1912 à Odessa, il est le rejeton d'une famille juive ayant déjà quelques personnages dans sa lignée. Très tôt il développe une faculté de lecture impressionnante, il lit n'importe où, y compris dans les synagogues lors des prières. Mais en 1920, la famille quitte le pays, car l'avenir semble sombre, rythmé par les batailles entre Blancs, Rouges et Verts (anarchistes et paysans)… Toute la famille part donc et finit par atterrir en Pologne, dans la petite ville reculée de Krzemieniec. Bergier y reste jusqu'en 1925, il ne va pas à l'école mais continue à lire de lui-même tout ce qui lui tombe sous la main, avec déjà une préférence pour la littérature de « science-fiction », en même temps qu'un rabbin lui prodigue une éducation religieuse dont il gardera surtout une fascination pour la Cabale, ses mystères et ses légendes.
Mais des problèmes financiers obligent la famille à émigrer encore, et cette fois l'on se dirige vers la France, où l'on retrouve des cousins éloignés à Paris. Une chose le déçoit dès son arrivée : le manque de livres et de bibliothèques ! En quelques années, Bergier s'investit de plus en plus en politique, il participe à des manifestations anarchistes et s'enflamme pour le communisme. Il entre au lycée Saint-Louis et se consacre aux mathématiques. C'est à cette époque qu'il découvre les revues américaines de science-fiction, qu'on trouve alors pour trois sous dans les bacs d'occasion des librairies. Edgar Rice Burroughs, Abraham Merritt et Jack London titillent son imagination, mais ce sont surtout les contes gothiques, fantastiques et vertigineux d'Howard Phillips Lovecraft qui le passionnent. En 1930 il s'inscrit à l'École Supérieure de Chimie, en même temps qu'à la Sorbonne afin de suivre des cours de mathématiques. Il assure ses frais d'études en faisant des traductions de l'anglais et de l'allemand au français, car Bergier développe aussi un remarquable don pour les langues.
Comme il le commente lui-même dans son autobiographie Je ne suis pas une légende : « Peu à peu, les bons livres s'accumulaient dans mon placard, et les idées fantastiques dans ma mémoire. » Et parmi celles-ci, l'idée que l'énergie nucléaire serait un jour maîtrisée par l'humanité. Et celle que l'alchimie, cet art ancien considéré alors comme l'ancêtre maladroit et encombré de mythes de la chimie, pourrait en fait être bien plus que cela, une véritable discipline à la fois scientifique et spirituelle, produisant des résultats tangibles… Bergier rate finalement son diplôme de l'Institut de Chimie mais obtient sa licence en chimie et mathématiques de la Sorbonne.
En 1937 il entre dans l'équipe du laboratoire de chimie physique du professeur Helbronner, savant déjà connu pour ses travaux sur la liquéfaction des gaz, qui lui valurent la médaille d'or de l'Institut Franklin en 1922. Nourri par de longues discussions avec l'irascible Helbronner, Bergier rêve alors de fonder un empire industriel de l'atome, tout en construisant la journée des appareils de laboratoire. Mais il n'oublie pas pour autant que du côté de l'Allemagne, un nouvel homme politique au discours violemment antisémite obtient de plus en plus de suffrages…
L'épreuve du feu
Dès 1935, Bergier s'investit dans la lutte antinazie, en distribuant par exemple des tracs à la sortie des cinémas et des théâtres, lors de voyages d'affaire en Allemagne, avec le soutien du parti communiste allemand. Il ressent évidemment la débâcle française de 1940 comme une grave catastrophe, non seulement pour la civilisation, mais aussi et surtout pour sa propre carrière personnelle : son rêve d'empire financier basé sur l'exploitation de l'atome s'envole irrémédiablement. Dépité mais pas abattu, Bergier décide alors de rester en France pour organiser une résistance. Il voyage à Lyon et à Toulouse, imprime des tracts, prépare et réalise des attentats à la bombe, brûle des archives de la Gestapo, et diffuse même autour de lui un manuel de la guérilla. Enfin, il devient l'un des dirigeants du réseau de résistance Marco Polo, et finit par obtenir la localisation exacte de la base de missiles de Pennemünde, qui sera bombardée par l'armée alliée.
Mais en 1943 il est finalement arrêté par la Gestapo à Lyon. Il ne cède pas à la torture et ne donne aucun nom, on l'envoie alors dans le camp de concentration de Neue Bremme, en Sarre. Il y est placé dans la section « Retour Indésirable ». Mais au grand étonnement de ses tortionnaires et des autres prisonniers, il va survivre aux pires épreuves. Plusieurs fois on le considère comme mort, mais il finit toujours pas sortir du coma. Il résiste notamment à une atroce torture : avec quelques autres prisonniers, on le couche dans la neige, totalement nu, pendant plusieurs heures. Bergier explique qu'il put supporter cette épreuve en se réfugiant dans le monde abstrait des formules mathématiques, effaçant toute autre réalité sur le moment… De même, lorsqu'après seulement 4h de sommeil les gardes sonnent le réveil, Bergier se réfugie mentalement dans le passé pour y récupérer en quelques secondes ses indispensables heures de repos…
En 1944, ce prisonnier récalcitrant qui ne veut décidément pas mourir est transféré au camp de Mauthausen. Une fois installé, il participe à une sorte de résistance interne dont il prend rapidement la tête, aidé de deux autres déportés, le communiste Allemand Franz Dehlem et Gregory Fedorov, futur successeur de Béria en Union Soviétique après la guerre. Le camp de Mauthausen tombe en mai 1945, en grande partie grâce aux préparatifs de ce groupe de résistance.
Après guerre, Bergier devient un conseiller incontournable du gouvernement et traîne du côté des services secrets. Poursuite de criminels de guerre, espionnage et contre-espionnage, recherche de secrets militaires constituent alors son quotidien…
Bergier et l'alchimie
C'est en 1938 que Jacques Bergier s'intéresse pour la première fois à l'alchimie. C'est Helbronner lui-même qui lui en parle et l'emmène rencontrer un employé d'une usine de gaz de la banlieue parisienne : rien moins que le célèbre alchimiste Fulcanelli, auteur des deux livres Le mystère des cathédrales et Les demeures philosophales. Au cours de la discussion, si l'on en croit Bergier, Fulcanelli disserte sur les grands dangers auxquels peut aboutir la recherche atomique. Si l'homme maîtrise l'énergie nucléaire, c'est toute la civilisation qui est menacée d'autodestruction. Cette fameuse discussion est racontée dans Le Matin des Magiciens.
Après guerre, Bergier va lui-même tenter des expériences alchimiques, et prétend avoir pu synthétiser de l'argent et de l'or en petites quantités, mais aussi du béryllium. Le béryllium est l'élément principal de l'émeraude, et Bergier relève (dans son autobiographie) que le texte principal de l'art alchimique n'est autre que… La Table d'Émeraude, du mythique Hermes Trismégiste.
Après la succès du Matin des Magiciens, Bergier entre en contact avec un alchimiste allemand qui lui fournit quelques onces de « poudre de projection ». D'après quelques papiers personnels de Bergier datant de cette époque, la poudre en question fonctionnait parfaitement. Peut-être est-ce le même alchimiste allemand qui signe plus tard le livre L'alchimie, science et sagesse, aux éditions Planète, sous le nom de Titus Burckhardt.
Le Matin des Magiciens et Planète
C'est au milieu des années 50 que Bergier rencontre Louis Pauwels. René Alleau les présente l'un à l'autre. Pauwels cherchait un homme de science capable de l'aider pour la rédaction de certains articles. Les deux hommes n'ont réellement rien en commun. Pauwels est un intellectuel, un littéraire qui a connu une période guénonienne, c'est-à-dire antiprogressiste, alors que Bergier ne jure que par la méthode scientifique, méprisant tout autre attitude face au monde. Mais malgré ces différences une grande amitié naît tout de suite entre eux, au point qu'ils consacrent les cinq années suivantes à la rédaction d'un énorme et inclassable livre, Le Matin des Magiciens, sorti chez Gallimard en 1960. Le Matin des Magiciens marque un véritable tournant dans la vie de Bergier. Il devient soudain très célèbre.
Pas question de résumer ici en quelques lignes ce pavé baroque et érudit qu'est Le Matin des Magiciens, disons simplement que les auteurs y abordent en profondeur des sujets aussi différents que la parapsychologie, les civilisations disparues, les racines occultes du nazisme et l'obscurantisme scientiste du XIXème siècle, dont ils regrettent qu'il n'ait pas disparu avec son siècle.
Quelle est la part de Bergier dans ce livre fameux, qui a connu jusqu'à aujourd'hui une dizaine de rééditions en France ? Si l'on en croit Bergier lui-même, le travail s'organisait selon un rituel bien établi : le soir, les deux amis se réunissaient et discutaient ensemble. Bergier racontait à Pauwels les plus fantastiques histoires et anecdotes, tirées de ses dossiers personnels. Le lendemain matin, Pauwels rédigeait le manuscrit en se basant sur la soirée passée.
C'est dans ce livre que Bergier rapporte son entrevue avec le mystérieux Fulcanelli en 1938. Dans un autre chapitre, il décrit la fameuse expérience de télépathie réalisée par l'armée américaine dans les années 50 à bord du sous-marin Nautilus. En février 1960, avant que le livre ne soit sorti, la revue Science & Vie avait déjà publié un article relatant la même prétendue expérience, sous la plume de Gérard Messadié. On considère aujourd'hui cette rumeur comme totalement infondée, car aucun document officiel américain déclassifié n'en a jamais fait état.
Voilà un des aspects les plus discutables et les plus géniaux de Bergier : citer des faits extraordinaires, en refusant toujours de divulguer ses sources, pour raisons de sécurité. A la suite de ce livre-événement, Pauwels et Bergier, aidés principalement du maquettiste Pierre Chapelot et de Jacques Mousseau, lancent la revue Planète. Il s'agit principalement de combler l'attente des centaines de milliers de lecteurs du livre. Très vite et contre toute attente, la revue obtient un véritable succès, et devient rapidement un phénomène de société. Bergier l'alimente principalement en articles sur les recherches parapsychologiques en URSS et aux USA, ainsi que d'études sur « l'histoire invisible », c'est-à-dire sur les agissements et opérations plus ou moins secrètes de services gouvernementaux.
Bergier et la SF
Jacques Bergier s'est très tôt intéressé à la littérature de science-fiction. Au début des années 30 il découvre les « pulps » américains, que l'on achète alors en occasion à Paris chez Gibert-Joseph. Il devient vite un fan de Howard Philips Lovecraft (1890-1937), et ne tarde pas à entretenir une correspondance avec « le solitaire de Providence ». Successivement paraissent dans la revue Weird Tales deux lettres de Bergier, « From a French reader » en mars 1936, et « From a French enthousiast » en septembre 1937. En 1955 Bergier signe la préface à la traduction française du recueil Démons et merveilles, aux Éditions des Deux Rives. C'est ce même texte quelque peu remanié et développé qui paraît dans le premier numéro de la revue du réalisme fantastique, Planète, en 1961, sous le titre : « Lovecraft, ce grand génie venu d'ailleurs ». La science-fiction n'est pas seulement un loisir pour Bergier, il y voit toute une manière de penser et de comprendre le monde. Pour Bergier la SF, plus qu'une suite de visions rêveuses, est une préfiguration de ce qui attend l'humanité. On peut se rendre compte de l'importance qu'il donne à ce genre littéraire en citant l'extrait d'une courte lettre adressée aux frères Bogdanoff en septembre 1975 : « La SF est le contraire de la littérature. La littérature est faite par des ratés pour des ratés. La SF par contre décrit la victoire. Victoire sur le temps, sur l'espace, sur l'hostilité de l'univers, victoire acquise grâce à la technique. »
La fin du réalisme fantastique
L'aventure du réalisme fantastique s'achève au début des années 70. Les événements de mai 68 ont profondément divisé la rédaction, c'est-à-dire principalement Pauwels, Bergier, Pierre Chapelot, Jacques Mousseau, Gabriel Veraldi, Aimé Michel… Un Nouveau Planète, lancé fin 1968, tiendra 25 numéros sans jamais atteindre le succès du premier Planète. Bergier quitte rapidement la direction de ce Nouveau Planète car il n'apprécie pas la nouvelle politique éditoriale.
En 1970 tout de même, il publie avec Louis Pauwels L'homme éternel, premier tome d'une série de cinq volumes d'un « Manuel d'Embellissement de la Vie ». Bergier attend beaucoup de ce livre, conçu comme un nouveau Matin des Magiciens mieux référencé et plus rigoureux, focalisé sur le thème de l'archéologie mystérieuse et des civilisations disparues. Malheureusement le livre n'a pas le succès qu'espérait Bergier. Pauwels abandonne tout simplement le projet au grand dam de son ami, incapable d'entamer les 4 autres volumes sans l'aide de son partenaire…
La brouille entre les deux créateurs du réalisme fantastique ne cesse plus de grandir, au point qu'ils n'entretiennent pratiquement plus de relations à la mort de Bergier en 1978.
Les livres post - réalisme fantastique
Après la fin du mouvement réaliste fantastique et l'abandon par Pauwels du Manuel d'Embellissement de la Vie, Bergier va écrire ses propres livres de style réaliste fantastique. Il se persuade que la formule d'un petit livre par thème est bien plus intéressante en fin de compte que le gros essai encyclopédique à la manière du Matin des Magiciens. D'autant plus que Bergier est bien conscient de ne pas avoir le talent littéraire de Pauwels.
Vont donc paraître successivement une petite dizaine de livres dont les titres sont aussi maladroits que les contenus sont intéressants…
Les extraterrestres dans l'histoire, 1970
Les livres maudits, 1971
Le livre de l'inexplicable, 1972
Les maîtres secrets du temps, 1974
Visa pour une autre terre, 1974
La guerre secrète de l'occulte, 1978
Le livre du mystère, 1978
L'homme Jacques Bergier
Deux livres permettent de mieux cerner l'individu Bergier. Tout d'abord l'hommage que lui rend son ami Louis Pauwels dans Blumroch l'admirable ou le déjeuner du surhomme, puis sa propre autobiographie, Je ne suis pas une légende.
Blumroch l'admirable ou le déjeuner du surhomme, 1976
Je ne suis pas une légende, 1977
Un pamphlet de Jacques Bergier : Le mythe de la girafe.
Voici un texte écrit par Jacques Bergier en 1965 et intitulé « La girafe n'existe pas ». Il s'agit d'une réponse humoristique au livre de l'Union Rationaliste Le Crépuscule des Magiciens, qui attaquait violemment le réalisme fantastique, sa revue Planète et ses principaux acteurs. Contre les attaques souvent très agressives (et débordant largement du cadre strictement scientifique) du livre de l'Union Rationaliste, la rédaction de Planète décida de répondre d'abord par l'humour, et c'est ce qui fut fait dans le n°23 de la revue. On trouve donc entre autres textes (dont une étude de Pauwels démontrant que le cinéma n'est qu'un mythe socio-culturel et n'a aucune existence réelle) cette étude de Jacques Bergier.
LA GIRAFE N'EXISTE PAS
(Texte de Jacques Bergier écrit en 1965)
La science contre les mythes
Pour un esprit bien rompu aux méthodes scientifiques modernes, la vraie démonstration de la non-existence de la girafe réside dans le fait que la girafe n'existe pas. Ce genre de raisonnement est appelé « la méthode de Lavoisier » : on sait que le fondateur de la chimie avait démontré de cette façon l'inexistence des météorites en déclarant « qu'il ne peut pas tomber des pierres du ciel, parce qu'il n'y a pas de pierres dans le ciel ». Dans les temps modernes, cette méthode a été brillamment employée par M. Simon Newcomb qui démontra que les avions ne peuvent pas voler parce qu'un aéronef plus lourd que l'air est impossible et M. Imbert Nergal, qui démontra que les phénomènes parapsychologiques n'existent pas parce qu'il n'y a pas de phénomènes parapsychologiques. D'autres savants ont exercé la même besogne de salubrité, ce qui fait qu'un Américain appelé Charles Fort a pu faire tout un volume, intitulé « Le livre des Damnés », consacré aux faits ainsi expulsés à juste titre du corps de la Science.
Parmi ces faits damnés, la légende de l'animal appelé « girafe » est particulièrement frappante.
Le voyageur arabe Al Kwraismi a, pour la première fois, décrit cette bête mythologique au cou extrêmement allongé. Depuis, de nombreux voyageurs ont prétendu avoir vu ou même photographié des girafes. Et la revue Planète n'a pas hésité, pour abuser ses lecteurs trop confiants, à accréditer ce mythe pernicieux, en dépit des mises en garde du grand savant André Parinaud. Il est donc intéressant d'examiner comment une telle légende peut avoir pris naissance. Plusieurs explications sont possibles :